À propos
À propos – car il faut bien se justifier (et se plaindre aussi)
Moi c’est Pierre, la quarantaine bien entamée, toutes mes dents jusqu’à preuve du contraire, et quelques cheveux blancs en bonus.
Avant de taper du code, je tapais sur des instruments, espérant devenir célèbre, ou au moins faire du bruit. Résultat : un parcours idéal pour… bah strictement rien en fait.
Puis en 2014, gros virage : reconversion dans le web. Formation intitulée pompeusement « Intégrateur de Médias Interactifs », ce qui ne veut strictement rien dire à part sur LinkedIn. Ça m’a coûté 3 000 euros, censés être pris en charge intégralement par Pôle Emploi…
Spoiler alert : NON. Refus de prise en charge pour « utilisation d’un outil informatique ».
Résultat : radiation immédiate car j’ai exprimé mon mécontentement car je m’étais engagé auprès de l’école. On reconnaît la les compétences des bureaucrates de l’administration. Heureusement, le Pôle Emploi du quartier d’à côté avait une meilleure météo administrative et m’a réintégré.
Développeur senior à 25 ans, vétéran à 30, mort-vivant à 37.
Le web, c’est merveilleux pour l’emploi :
- À 22 ans, t’as aucune expérience, donc personne ne veut de toi, même si tu codes depuis que tu as 15 ans.
- À 25 ans, t’es senior, on te demande de former des juniors qui ont juste trois mois de moins que toi, et de faire tourner la cafetière.
- À 30 ans, t’es considéré comme vétéran, sorte de dinosaure survivant aux extinctions régulières provoquées par JavaScript.
- À 37 ans, on te regarde comme un MacBook de 2008 : ça tourne encore, ça chauffe, ça rame, mais on sait jamais quand ça va rendre l’âme.
- À 40 ans, tu entres officiellement dans la catégorie « fossile vivant ». Félicitations.
Du coup, freelance. Traduction : bosser gratuitement pour des gens sans budget mais aux idées « révolutionnaires ». Ils t’expliquent gentiment que c’est une opportunité incroyable pour toi. J’ai adoré. (Mensonge éhonté, évidemment.)
Puis, miracle : une agence sympa. Personne n’a pris mon âge comme un frein, personne ne m’a imposé React , et surtout, personne n’a jamais prononcé la phrase « on a toujours fait comme ça ». Bref, je suis devenu heureux au boulot, ce qui, statistiquement, est plus rare que de gagner à Euromillions en jouant une grille trouvée par terre.
Pourquoi encore un site ? (Parce que je peux)
Oui, je sais, des blogs de dev, y’en a des dizaines, voire des milliers : sérieux, pro, efficaces, et parfois mortellement chiants. Alors forcément, j’ai hésité longtemps, par peur de dire n’importe quoi ou par peur de manque de légitimité.
Puis je me suis dit : et si j’écrivais simplement comme je parle ? Comme à la maison, mais en tapant sur un clavier. Ici, ça chambre sec, mais attention : le troll, c’est comme l’amour vache. Si je taquine PHP ou Symfony, c’est précisément parce que je les aime. Ce serait comme renier mon propre chat sous prétexte qu’il vomit partout ou déchire le canapé. Ça reste mon chat, je l’aime quand même.
Mes débuts en PHP : folklore, galères et improvisation
La formation initiale était très orientée front. Niveau PHP, c’était que du procédural et pas de POO. Cinq jours de Symfony 2.x : j’ai strictement rien compris, mais ça a été un coup de foudre. Du coup, j’ai enchaîné sur une vraie formation, là où tu découvres le vrai PHP, la vraie POO, Symfony, WordPress, CodeIgniter (oui, il bouge encore), AngularJS 1 (une pensée émue).
Premier projet pro : un site Symfony 2.2 qui tourne encore aujourd’hui sur PHP 5.6. Ça pique les yeux, mais ça marche toujours. J’ai tout fait main : back-office artisanal, pages web fabriquées avec amour, beaucoup de larmes et une quantité inquiétante de café. Symfony est resté mon compagnon de galère favori. Pas parce qu’il est simple (il ne l’est pas), mais parce qu’il m’a appris à coder comme un grand, en râlant régulièrement contre Doctrine et le cache (il faut toujours un coupable alors que le criminel est entre la chaise et le clavier)
Gratuit, sans Patreon ni arnaque au mode sombre (promis)
Ce site, c’est pas un portfolio technique ou un CV déguisé. Ici, pas de premium, pas de Patreon, et surtout, pas d’escroquerie au mode sombre à 5 euros/mois. Ça serait comme demander à mes voisins de financer mes cours de musique juste parce qu’ils ont la chance de m’entendre jouer du Bach. Et oui, c’est probablement pour ça qu’ils ont déménagé, maintenant que j’y réfléchis.
Ici, tout reste gratuit. Parce que coder, râler sur le cache, perdre des heures à chercher un bug qui disparaît mystérieusement dès que quelqu’un regarde mon écran, c’est avant tout un plaisir étrange mais assumé.
Si tu repars d’ici avec une astuce ou un sourire, c’est gagné. Sinon, tu peux partir, je te retiens pas. Après tout, je suis pas ta mère. Ni ton chat.